Willy Beugnet, élu dynamique de la fédération CFTC Agriculture

« Je suis constamment en train d’aller voir les gens », Willy Beugnet

« JE SUIS CONSTAMMENT EN TRAIN D’ALLER VOIR LES GENS », WILLY BEUGNET

Chef d’accueil du public dans la forêt de Fontainebleau, Willy Beugnet est un élu dynamique de la fédération CFTC Agriculture. Mobilisé pour les élections de janvier dans les Chambres d’agriculture, il partage sa vision du syndicalisme et de la CFTC.

Willy Beugnet, 32 ans se présente comme délégué CFTC avant même d’évoquer son métier. « J’ai adhéré à la CFTC en juin 2010 et me suis présenté aux élections suivantes dès décembre. Tout est allé très vite. À l’époque, nous souhaitions la généralisation des 35 heures et la mise en place de RTT. Mes collègues m’ont fortement incité à monter au créneau. Alors j’y suis allé. » Pourtant, la relation de Willy Beugnet avec la CFTC avait plutôt mal débuté : « J’avais jeté à la poubelle le tract qu’on m’avait distribué. À 24 ans, le syndicalisme ne m’intéressait vraiment pas. » Sous la pression de ses collègues, Willy Beugnet s’implique.

Démarre un engagement effréné de militant : « J’ai commencé par des pétitions et aujourd’hui, je suis membre de la fédération Agriculture, je suis au conseil fédéral depuis janvier, je siège aussi au conseil des Prud’hommes. Pourtant j’essaye de ne pas multiplier les mandats, mais c’est plus fort que moi, je transmets ma vision de la CFTC, de ses valeurs. » Avec succès ! « En 2010, à l’ONF (Office national des forêts, son employeur ndlr), nous étions le troisième syndicat avec 17 % des voix, en 2014, on est passé premier avec 40 % des voix et plus de 100 adhérents. Aujourd’hui, je compte plus de 150 adhérents. En 2010, j’étais tout seul dans ma section, désormais, je réunis 35 % des syndiqués dans mon entreprise, c’est quand même énorme ! »

Priorité au terrain

Willy Beugnet peut être fier. À l’instar du nombre de mots à la minute, il multiplie les actions. Il a créé un site internet très complet (cftconf.fr). Il publie un petit journal, trois fois par an. Et bien sûr, il est sur le terrain, pierre angulaire de son engagement : « Je suis constamment en train d’aller voir les gens. J’ai 55 000 kilomètres au compteur en dix-huit mois, parce que je ne conçois pas mon action syndicale sans être au plus près des gens. Dans ma partie, il y a énormément de diversité : certains travaillent dans des forêts, d’autres en montagne, d’autres dans une pépinière forestière ou en parc animalier… Comment voulez-vous bien les représenter, si vous n’êtes pas sur le terrain ? J’en connais, des syndicats, des politiciens déconnectés de la réalité. Ce n’est pas ma conception de l’engagement. »

Lui, son credo c’est « expliquer et communiquer. On n’est pas là pour influencer les gens. Je dois informer les travailleurs de leurs droits et c’est à eux de décider l’action à mener. » Il préfère le dialogue et l’échange à la grève : « C’est vraiment le dernier recours, quand on a tout essayé. Avant, il y a tant de choses à faire. Je pense à la boîte avant tout. Mon but n’est pas de la tuer avec des grèves inopportunes. Mais de faire avancer les choses intelligemment. » Il confie d’ailleurs qu’il est apprécié des patrons car constructif. Fidèle au slogan de la CFTC, Willy Beugnet s’oppose, mais propose toujours. Et obtient de bons résultats. Il le répète : « Il faut voter et faire voter CFTC. Dites-le autour de vous ! Contrairement aux autres, on ne vous promet pas du vent. »

Il compte bien faire un bon score en janvier, lors des élections dans les chambres d’agriculture, « pour Mickael, un des premiers adhérents du syndicat qui lutte contre le cancer depuis plus d’un an. »

2019-04-03T11:08:45+00:003 avril 2019|Actualités|